Puno et Lorenzo (parce que ça rime)

Publié le par héloïse Thomas

Puno

Arrivée à Puno , 7h de bus, 15 soles (3 euros 50)

On trouve un petit hôtel très sympa à 15 soles la nuit. Très bon marché.


Nous visitons un peu la ville, achetons un fœtus de lama à la demande de Renée, au marché aux herbes médicinales puis quelques bonnets, gants et chaussettes au marché artisanal.

Je trouve la ville de Puno, plutôt touristique mais pas désagréable.


Le soir , les rues sont très animées, et nous finissons par boire un Pisco sur, dans un bar rock branché de la ville.

Le « Pisco » est un alcool Péruvien. Le » Pisco sur » est une boisson préparée à base de Pisco, de sucre de canne, de citron et de blanc d’œuf battu…. Un délice….


Le lendemain, nous partons enfin sur le lac Titicaca, avec un tour opérateur, certes, par manque de temps.

Première visite: les îles Uros; c’est fameuse ile de roseaux.

Les îles Uros sont appelées ainsi à cause des premiers habitants de ces îles flottantes, aujourd'hui disparus. Elles sont habitées par les Amayras. à l'origine ces îles ont été créées par les Uros au 13eme siècle pour échapper aux Incas, la tribu rivale.

La caractéristique de ces îles est qu'elles sont artificielles.

Elles sont constituées de tortora, sorte de jonc. La partie blanche est tendre et se mange.
Le goût est assez neutre mais bon. Le reste est posé simplement sur le sol. Un radeau est ainsi constitué. Il faut refaire la couverture de tortora plusieurs fois par an, ce qui ne pose pas de problème car la plante pousse abondamment dans le lac.

L'épaisseur atteint environ 80cm (on le voit sur la photo). des poteaux en bois d'eucalyptus sont plantés dans le fond du lac et des cordages relient l'ensemble. Ceci pour éviter que l'île ne soit chassée par le vent et se mette à dériver.

Le bateau aborde une des iles. Nous sommes accueillis par Quatre femmes qui, visiblement, ont vraiment l’habitude des touristes. Elles étaient parfaitement synchronisées dans leur bonjour , bienvenue, etc. etc.…

1 h d’explication sur la construction des iles, le mode de vie des habitants, leurs us et coutumes. Plus tard, ils proposent, au groupe de touriste, un tour sur un bateau de roseau. Et là gros fou rire.

Avec Laurent, nous rigolions, depuis quelques jours, au sujet de la chanson « vamos a la playa, ho Hohoho…. »

Devinez, au moment ou le bateau quitte la berge, les quatre femmes, que -dis   « le quatuor » , se met a entonner à tue tête: « Vamos à la playa, Hohoho, vamos à la playa, ohohohoho », la chanson fini, reprise de souffle et: «  Hasta la vista baby!!!!!! »

 

J’ai eu du mal à m’en remettre tellement j’ai ri.

J’ai du mal à prendre du recul avec tour cela. D’un côté, le tourisme peut aider ses familles financièrement , d’un autre côté, toute cette mise en scène et cette intrusion dans leur vie régulièrement ne doit pas être de tout repos.

3h de bateau plus tard, (pas du tout ennuyeux tellement les paysages sont magnifiques) arrivée sur l’ile Armantani. Sauvage et très peu touristique. Nous retrouvons le sourire.

L'île d’Amantaní se trouve sur le lac Titicaca, au Pérou. De forme circulaire, elle a une superficie de 9,28 km², et une population de 3 663 habitants. Elle est parfois appelée « île du Kantuta », parce qu'on y trouve en abondance la Cantua buxifolia , que la Bolivie et le Pérou ont choisi comme plante-emblème.

 

Il n’y a pas d’hôtel sur l’ile Amantaní, Si vous voulez dormir, les familles proposent souvent une chambre moyennent finances. Dés que les habitants voient un bateau arriver, certains descendent jusqu’à la berge pour demander si vous avez besoin d’une habitation. Quelques femmes nous attendent, et nous amènent jusqu’à la place du village. Le groupe sera divisé entre ces 5 femmes.

Laurent , Muriel et moi sommes conviés chez Fransisca, une femme qui semble atteindre les 70 ans, toute petite, mais dynamique . Francisca est une marchande, une négociante, elle habite sur la grande place, ou elle tient un petit magasin de première nécessité. Derrière le magasin, une cuisine sommaire sans électricité (elle fait la cuisine à la bougie), les chambres, et les nôtres au premier étages, sommaires, mais très convenable.

Bien sur pas de douche , pour se laver, la seule arrivée d’eau de toute la maison est le robinet dans la petite cour. Et pas non plus de toilette avec eau; le système des toilettes , j’en parlerai dans un prochain poste.

Il est midi et francisca nous prépare un soupe de quinoa en entrée , et une omelette en plat principale, on offre les boissons;

Le guide nous a donné rendez vous à 16h sur la place principale mais aucun de nous n’a envie de suivre ce guide qui d’ailleurs n’inspire confiance a personne (j’expliquerai plus tard, pourquoi je dis cela).

Francisca nous quitte vers 14h30 pour aller travailler son champs. Nous décidons d’explorer l’ile tous les trois . Inutile de dire qu’il faut être sportif pour marcher sur l’ile, de la montée, de la montée, de la montée, et tout ça bien sur à 4000 mètres.

D’un côté de l’ile, un temple représentant la pachamama (la terre mère) de l’autre la pachatâta (terre père). Les paysages sont magnifiques, presque inhabités, des champs de pommes de terres à fleurs violettes habillent l’île, et quelques enfants, en vacances nous accompagnent sur les petites routes pentues.

Arrivés sur la première colline, il fait frais, les lumières sur la lac sont si belles que nous nous asseyons sur un rocher, à flanc de la colline, et admirons, pendant prés d’une heure, le panoramique qui s’offre à nous. Nous sommes seuls, quelques paysans battent la terre non loin de nous , mais le sentiment de solitude se fait quand même sentir.

Détour vers la colline « pacha tâta » , ou il y a un peu plus de touristes et retour à la maison.

Nous rencontrons en fin, le mari de Francisca, Ricardo, qui nous dit : » Dieu soit loué, vous parlez Espagnole », son fils andro est là aussi.

Nous nous asseyons autour de leur table et discutons de la vie. Ils ont 7 enfants, tous partis dans les grands villes pour étudier. Ils n’en restent plus que deux à la maison. La vie est un peu difficile.

Ils ne mangent jamais de viande car il n’y a pas d’éleveurs d’animaux sur l’ile. Il n’est pas possible d’avoir un élevage car il n’y a pas de foin, rien pour nourrir les bêtes. La viande est donc un luxe sur l’ile. Ils mangent principalement des pommes de terres, de la soupe de quinoa, des œufs, des légumes, etc. etc. etc.

Le repas est très familiale, je regarde les visages de nos accueillants, très ridés, très expressifs, creusés par le temps et la rudesse de la vie ici. Ils sont beaux. Après le diner, petite balade dehors pour regarder les étoiles qui semblent vraiment très proches et dodo.

Au petit matin, réveil matinale, Francisca nous accompagne jusqu’au port pour nous dire adieu. Ricardo n’est pas là, il commence au champs à 4H30 du matin. Nous lui disons au revoir et partons pour l’ile Taquile.L'île Taquile se trouve sur le lac Titicaca, au Pérou. Elle se situe à 45 km de Puno

. Son point culminant est situé 4 050 m au-dessus du niveau de la mer. Environ 1 700 habitants se partagent les 5,72 km carrés de superficie de l'île.

 

 

L’île est sublime, un mélange de la corse et d’îles grecques. L’île est un tout petit peu plus touristique. Nous décidons dés le début du chemin , de lâcher le groupe et d’aller à notre rythme, de profiter des paysages. Une Mama passe chargée comme un âne, je lui propose mon aide. J’hérite d’une couverture chargée.

Les Mama au Pérou ne portent pas de sac à dos, elles mettent toutes leurs fournitures dans de grandes couvertures brodées, souvent très colorées, font un nœuds et déposent leurs packtages sur le dos.

40 minutes de souffrance après, j’arrive enfin à la place. La dame me remercie et je rebrousse chemin pour essayer de profiter un peu plus du paysage, sans grimacer à cause de l’effort.

 

Je retrouve Laurent et Muriel.

Nous décidons de choisir un petit restaurant perdu en hauteur de la ville. Nous commandons le seul plat proposé. Une truite.

Alors la , j’avoue avoir vécu un grand moment de bonheur. Manger sur une table , face au lac Titicaca, vue sur le village. La soleil présent ne faisait que rajouter à mon bonheur. En contre bas, un tout petit marché, ou 5 ou 6 femmes vendaient leur fruits et légumes. Nous descendons s’acheter une mangue délicieuse et 3 grosses parts de pastèques pour le dessert.

Moment de bonheur partagé à trois.

Retour sur Puno, en bateau. Laurent et moi avions déjà repéré un énorme pâtisserie. Nous achetons une pâtisserie chacun et allons la manger sur une petit place animée de la ville. A peine assis, la bouche pleine de crème à la vanille pour m’a part, un américain vient papoter avec nous. Aaron, voyage depuis 5 ans en Amérique du sud… lol

Autant dire qu’il prend son temps. Pour vivre , il donne des cours d’anglais. Il nous conseille de visiter des ruines aux alentours de Puno. C’est noté. Nous lui proposons de diner avec nous, mais non, il donne des cours jusqu’à 10h.


 

Le lendemain, nous décidons de profiter de notre dernier jours ensemble pour visiter les alentours de la ville de Puno.

Départ pour « Chiquito » . Petite ville non loin de Puno. La ville est toute petite, très mignonne et elle abrite un site archéologique très connu dans la région: « Le site de la fertilité » .

Que dire, ou comment expliquer. Les photos sont plutôt parlantes.

Des rangers de phallus, partout, fier et droit comme des « i », de plusieurs tailles , longueurs, grosseurs, etc. etc. etc.

Bon, j’avoue, tous les trois, ça nous a fait sourire. Surtout quand je cherchais une bonne perspective pour prendre ma photo. Je cherchais le bon angle, si je puis dire. Je ne me rendais pas compte à ce moment là, que je me baladais au milieu de ces verges en cherchant les plus jolies pour une belle photos. Lol

N’importe quoi Héloïse!



Muriel décide de rester dans le temple et Laurent et moi descendons jusqu’aux abords du lac pour profiter de la vue.

L’après midi, bus pour Sillustani.

Sillustani est un site archéologique pré- Inca, situé sur les rives du lac Umayo, près de Puno, au Pérou.

Il s'agit d'un site funéraire, constitué de tombes en forme de tour appelées « chullpas.". Ces dernières ont été bâties par le peuple Colla, des Aymaras qui seront conquis par les Incas au XVe siècle. Elles conservent les restes de plusieurs individus, certainement regroupés en famille (jusqu'à dix individus) et accompagnés d'offrandes. La plupart d'entre elles ont été pillées alors que d'autres n'ont pas été achevées.

Wouahou, un grand moment, tant pour le site que pour le ciel chargé et orageux.

Malheureusement, la grêle interrompit la visite. Oui , la grêle, c’est la saison des pluies au Pérou, et le ciel peut s’assombrir d’un coup et là, gare à vous si vous n’avez pas d’abri.

Les grêlons sont de la grosseurs de billes pour les enfants, ça fait mal,!!!

Tout le monde court se refugier dans le bus.

 

 

Retour sur Puno, je passe mes dernières heures avec Laurent. Je suis contente d’avoir pu partager cette semaine et demi avec lui, Mais nos routes se séparent ici, lui continu son documentaire à Pisac (veinard va!!) et moi je passe la frontière Bolivienne …..

Merci à toi Laurent, un abrazo mi amigo, nos vemos!

 

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