pisac 2

Publié le par héloïse Thomas

La nuit dans l’école ne fut pas si mauvaise, dormir sur un sol dur, c’est bon pour le dos. Nous nous somme réveillé avec le soleil, vers 5h du matin, donc top tôt pour descendre jusqu’à la maison d’Hector et Sarah, certainement encore endormis. Nous avons donc profité de la vue , et du jour qui éclairé tout doucement la vallée au fur et à mesure que les minutes défilées.
 Après s’être rincé le visage et lavé les dents dans une cascade, non loin de l’école (oui, je sais , c’est la classe), nous sommes redescendu passé la matinée à Pisac, en attendant la fête de la fin de la construction du toit de l’école.

 En effet, une fois le toit terminé, une fête sera organisée, pour honorer la pose de la « Cruz Del sur » sur le toit de l’école. Un mot sur les matériaux de construction de l’école: Du bois pour la charpente, des roseaux pour les murs ,couchés à l’horizontale recouvert de boue mélangée à de la paille, et enfin le toit, en paille.
Voyant Laurent et Muriel se préparer pour tourner cette scène mémorable, je propose mon aide (déformation professionnelle oblige). 1H après, me voilà ingénieur du son, une perche de son à la main, entrain de suivre Laurent à la caméra. Tous les ouvriers sont là, ainsi que la famille.
 La cérémonie commence. Tout le monde, l’un à côté de l’autre, se passe la croix du sud , en émettant un souhait pour l’école. C’est très solennel est très beau. Le dernier homme à prendre la Cruz del Sur entre les mains, sera Valentine, qui a eu sa maison détruite par les récentes inondations.
 La Cruz del Sur posée, la fête commence. Les musiciens commencent à jouer et les femmes a chanter, la bière de « chicha » passe de main en main, tout le monde sourit, tape dans les mains, et se salue, heureux d’avoir participé à la construction de ce projet qui apportera beaucoup, j’en suis sur.
 Pour Laurent et Muriel, l’envie fut trop forte, ils déposèrent leurs caméra par terre, et participèrent eux aussi à la fête. C’est une joie pour eux aussi de voir le projet aboutir. Ils ont suivi la construction de l’école et partagé la vie de cette famille depuis presque 1 mois et demi maintenant. Je les comprends. Je profite de la fête aussi.

 A peine assise qu’un des ouvriers m’invite à danser. Le ratio est complètement inégal: nous ne sommes que 7 ou 8 filles pour une trentaine de garçons. Autant dire: jamais assise. Ce qui est drôle, c’est la taille des péruviens. Ils sont très petits, moins d’un mètre 60, en générale. Ce qui a fait rire tout le monde, c’est quand Americo, un des ouvriers, m’invita à danser. Americo: 1m 50 Moi: 1m 70 On a bien rit.

 La danse est très sympa. Elle a l’air facile visuellement, mais quand on l’exécute, c’est une autre histoire! La fête a commencé vers 15 h, elle se terminera jusque tard dans la nuit. Je suis heureuse d’avoir pu participer à ce moment.

Le lendemain. Shopping à Cuzco avec Lorenzo et Muriel. Pour moi l’occasion de faire des petits cadeaux à cette famille si accueillante. J’ai demandé à Sarah , la veille, si elle avait besoin de quelque chose à Cuzco, elle me répondit: « Ce que ton cœur te dira! » Et bah! avec des réponses comme cela, c’est dur. J’ai cherché toute la journée des idées pour Sarah. Je voulais lui acheté un chale, mais ces gouts sont difficile. Des boucles d’oreilles? Trop personnelles pour Laurent. J’ai fini, par lui acheter des chocolats….

 Pas très imaginatif, vous allez penser. Mais le chocolat, au Pérou coute très cher. Sarah et Hector en achète rarement , pas les moyens. Je pense que c’est un bon cadeau.
 Pour les enfants, et il y en a une quinzaine, j’ai acheté des jouets pour faire des bulles de savons. (pardon, je ne me rappelle plus le nom). Les enfants ne connaissaient pas!!!!!!!! Je crois que j’ai fait des émules.
 Et pour les frères musiciens: des livres sur la musique. Celle que j’aime. J’ai réussi à trouver des livres de paroles de chansons traduites en espagnole. Un livre de chansons de Jacques BREL, un livre de chansons de John Lennon, et un livre sur l’histoire de la musique.
Cela peut paraitre bizarre, mais en réfléchissant, la chose sur laquelle j’ai le plus partagé ,est la musique.

 Le soir, petite fête dans le cour familiale. Les musiciens sont de sortis, les femmes chantent et dansent et des enfants musiciens se joignent à la fête. Les Winai taki, pour allez au bout de leur logique sur la générosité, donnent des cours de musique gratuits aux enfants, trois fois par semaines.

 La nuit, dodo chez Renée qui ne comprend pas pourquoi je suis gênée quant on me propose de dormir chez eux. Peut être que je suis tellement habituée à ma sauvagerie urbaine que l’idée même que l’on puisse me proposer un lit , chez soi, dans son intimité, juste parce que j’ai sommeil, et qu’après tout , il y a un lit, il faut bien qu’il serve….. et en plus c’est un plaisir pour eux, cele me parait incroyable, et pourtant quand je prends du recul, je me dis que l’absurdité est dans mon monde, pas dans le leur

. Le lendemain matin, petit déjeuner en tête à tête avec Edelmira; Papotage de fille en bonne et du forme. Bien sur avant, j’ai fait un petit détour à la boulangerie acheter de la Panacota. Une sorte de pain brioché avec des petits morceaux de pates de fruits à l’intérieur. Cela coute cher, donc la famille n’en consomme qu’en décembre.
Une autre occasion de montrer m’a gratitude de m’avoir acceptée et accueillie comme ils l’ont fait.

Le départ approche, j’ai un peu la boule au ventre. Je voudrais rester plus longtemps,, je suis déjà restée 6 jours de plus sur mon programme initiale. Je ne regrette pas. J’ai vécu le moment le plus fort humainement de mon voyage. Jai réfléchi mille fois aux mots que je pouvais leurs dire avant de les quitter. Mille fois , j’ai répété, .

Arrivée au moment fatidique, l’émotion l’a emporté. J’avais la gorge tellement noué, , je les ai juste serré très fort dans mes bras, aussi fort que je pouvais, j’ai baragouiné que je n’oublierai jamais ce que j’ai vécu… je les ai remercié, je leurs ai dit que j’avais vécu un très grand moment, dans ma vie, avec eux. Hugo fini par m’achever: «  ma maison te sera toujours ouverte, tu pourras revenir quand tu voudras, avec ta famille ou tes amis, tu seras toujours accueille. » Je lui dis que ma maison est sa maison. Que si il vient en France, il aura un toit. Je leur dis à tous. On ne sait jamais. Je suis sur que nos routes se recroiseront. Je dis au revoir à chacun d’eux. Ils me disent tous la même chose qu’Hugo. Je suis émue. Hugo a une adresse internet. Je garderai à coup sur le contact….

 Départ pour Puno, avec dans mes valises pour une semaine: Laurent et Muriel….lol

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