Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /Mars /2010 19:48
Je viens de relire mon blog. j'ai honte. Mon dieu, toutes ces fautes d'orthographes.....

Pardon maman.

Par héloïse Thomas
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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 19:56

Uyuni

 

J’ai vécu mon premier accident de bus. J’en avais beaucoup entendu parlé. Les accidents de bus sont très fréquents en Bolivie.


Nous étions tranquillement entrain de discuter avec Fred, quand soudain, grand bruit , turbulences, balancements, « encrassage » corporel sur le dossier du siége devant moi. Silence, puis cris et pleurs. Un enfant à côté de moi, qui était allongé sur ces deux parents cris de terreurs. Tout le monde est inquiet. On nous invite à sortir. Il n’y a aucun blessé.


Les freins ont tout simplement lâché, et le reflexe héroïque, oui héroïque du conducteur nous a permis , non pas de tomber dans le ravin sur notre gauche, mais de foncer droit dans une dune de terre sur le côté droit. S’il s’était rendu compte 2 secondes plus tard de l’inefficacité de ses freins, nous serions déjà dans le virage, face au ravin, et nous aurions probablement fait un joli vol plané dans le ravin. Je ne me rend pas compte tout de suite de la possible gravité de la situation. C’est plus tard que le coup de bambou est arrivé.

Je repensais , à cette française, rencontrée à Trujillo, qui avait eu un accident de bus en Bolivie.

Bilan: 5 morts, et elle, des cicatrices profondes sur le corps. Le bus avait basculé dans un ravin. La direction avait lâché. Elle était traumatisée par les bus.


J’ai eu peur, mais je prends le bon côté des choses: tout le monde va bien.
Après 1 h d’attente , et des « Mac Gyvers » qui s’afféraient sur le bus pour réparer les freins. Reprise de bus pour seulement 1h. Oui ,car 1 h après, pneu arrière crevé. La poisse…..
Je reste impressionnée par le flegme des Boliviens en générale. Personne ne râle, c’est la vie. Dés qu’il y a eu l’accident et le pneu crevé, les gens sont simplement sortis du véhicule et se sont assis sur la route, attendant patiemment de remonter.


Quand le bus est arrivé à Uyuni , j’avoue que les quelques gringos dans le bus se sont tous regardés d’un air un peu inquiet.

Le guide du routard , mon livre de voyage, avait raison, c’est un NO Man’s LAND. La première question qui vient à l’esprit est : comment peut on vivre ici???. On se croirait dans un décor de film ou le scénariste aurait imaginé la ville la plus perdue, la plus désertique et la plus étrange de toute l’histoire du cinéma.


D’ailleurs, j’aime bien quand mon guide du routard écrit qu’il y a une gare routière dans cette ville. La gare routière c’est une rue en terre, avec quelques bâtiments au peinture écaillée qui semblent être des agences de Bus

J’ai bien envie de scanner la carte d’Uyuni dessinée par le guide. 5 rues, au totale.

Comme la ville n’est pas très grande, comme vous pouvez l’imaginer, nous décidons d’aller seul, sans taxi , à la rencontre de notre auberge de jeunesse au risque de nous perdre…. On ne sait jamais.

Notre choix se portera sur l’hôtel « hostelling internationale » . Mauvaise nouvelle en arrivant. Pénurie d’eau à Uyuni, on ne peut pas prendre de douche et l’eau du lavabo, c’est de l’eau de pluie donc a sauvegarder.


C’est tellement loin de tout Uyuni, qu’il arrive souvent qu’il manque d’eau ou de ravitaillements quelconques.

Inutile de dire que quand tu demandes à quelqu’un s’il y a un distributeur de billet, il te regarde comme si tu lui parlais de la nouvelle technologie Bx12 Z.EP74 qui permet la téléportation, c’est bien connu.

Finalement je finis par savoir qu’il y en a un , installé depuis l’année dernière, mais qui ne fonctionne pas. La belle affaire.


Ici, c’est à l’ancienne, si tu veux de l’argent, tu vas directement voir le banquier, lui demander dans le blanc des yeux, l’air absolument convaincu, que oui, l’argent que tu vas retirer c’est pour t’acheter une boite de chips « pringles »mais que c’est d’une absolue nécessité, voir vitale; surtout quant tu sais que ton prochain déjeuner, ça sera du poulet, ton diner, du poulet, ton petit dej, tu pain au poulet, etc. etc.


(Uyuni, ville de 14 000 habitants, 3669 m)


Dans le bus, 2 allemands nous accompagnes: Franziska et Michaël. Nous décidons de réserver un tour dans les salars tous ensemble pour essayer de faire baisser le prix.

Les salars: plus vaste réserve de sel au monde, le salar d’Uyuni s’étend sur 12 106 km à 3653 m d’altitude. Quant il est asséché, le salar, d’un blanc aveuglant, est une étendue désolée d’une incomparable beauté. Juste le ciel bleu, le sol blanc et vous.

Dés qu’il retient un peu l’eau, la surface reflète à la perfection les nuages et le ciel bleu de l’Altiplano, au point de masquer l’horizon.


Cela tombe bien, le salar est inondé, au point que certaines agences décident de ne pas le traverser seulement d’y faire un aller retour et de continuer ensuite vers le sud lipez.

Sauf notre agence, qui décide de prendre le risque. Plusieurs voyageurs, rencontrés durant le périple, avaient énoncé cette agence comme une bonne agence? Et les allemands ont également fait des rencontres qui leurs indiqués cette agence. Très bien.

On négocie un tour à 650 bolivianos (65 euros) pour 3 jours, 6 dans un 4x4 avec chauffeur guide, nuits comprises, nourriture …etc..

Vamos


Je suis vraiment heureuse d’être à Uyuni, j’en rêvais. Je l’avais noté dans mon petit calepin des choses à ne pas louper.


Lendemain matin. Levée aux aurores pour le grand départ.

Dans la jeep: les 2 allemands, 1 français: Julien, et un franco-Bolivien :Carlos, ainsi que Fred (un autre français) et moi. Autant dire que les français sont en force, mais nous ne communiquerons qu’en Anglais ou espagnole.

Les allemands sont vraiment adorable: ils ont voyagé 6 mois en Asie et voyagent 6 mois en Amérique. Je n’ai jamais rencontré d’Allemands désagréable. Ce sont vraiment des gens pleins de gentillesse.


Première étape: le cimetière des trains: étrange, de voir ces trains abandonnés, rouillés, au milieu de nulle part.

Je fais quelques photos, quand soudain j’entends une voix française qui me parait étrangement familière. Je me retourne. Je sourie.

Au milieu de nulle part, à 18 000 km de France, qui vois-je papoter comme une pipelette (la maladie de la pipleterie voyage donc outre atlantique): ARIANE COUSI et MAXIME LANDREAU, tranquillou avec les parents d’Ariane juste à leur côté.

J’ai du mal à le croire. J’ai du mal à croire au hasard. Eux, partis depuis Octobre dernier pour un petit tour d’Amérique du sud, moi juste pour 2 mois.

Nous avions bien évidement communiqué par internet mais trop peu pour pouvoir se donner un rendez vous.


C’est dingue. Je les interpelle comme si de rien n’était. Ariane Cousi fait son hystérique comme d’hab’, et Maxime fait une tête de: « J’y crois pas, c’est pas possible!!! ». Surement la même tête que moi d’ailleurs. Je les serre fort dans mes bras, je n’imaginais pas à quel point ça me ferai du bien de les voir. Ils me manquent un peu quand même.

Voir qu’ils vont bien, qu’ils sont tout bronzés , tout souriant, me rends heureuse. J’hallucine et je suis heureuse.


Bien sur, ils ont aussi pris une agence pour faire le tour des salars et du sud lipez mais leur agence ne traverse pas les salars. Ce n’est pas grave, nous nous retrouverons certainement plus tard, à divers endroits stratégiques ou les 4x4 s’arrêteront surement.

On fait 1 ou 2 photos débiles avec Ariane et Max, chose qui n’étonnera personne et remontons dans nos jeeps respectives.


Quelques kilomètres plus loin: enfin les salars, effectivement inondés.

Un paysage a couper le souffle. Vraiment le plus psychédélique que j’ai vu. Ce genre de paysages existent sur terre, ça parait fou.

Dur de le décrire, les photos parlent d’elle-même: on ne sait pas ou s’arrête l’horizon ou commence le ciel.


Je retrouve Ariane et Maxime, suivis des parents. …….

…..Je suis au milieu des Salars avec La famille Cousi et un Landreau….. Pour ceux qui les connaissent, je vous laisse quelques secondes pour imaginer.

J’en rie d’écrire ces mots.

 

Bien sur , on a fait des photos bêtes, on a rit, on a cherché les mots pour d’écrire le spectacle qui s’offrait à nous mais il suffisait de voir nos yeux pétillants et nos visages pour nous comprendre.

Extraordinaire.


Le déjeuner se passera derrière le 4x4, au milieu des salars. Une petite gazinière à même le sol, une patate, un steak , du quinoa et le tour est joué.

Après le déjeuner, je dis au revoir à la famille Cousi (haha) et à Max, nous ne sommes que trois « 4x4 » a continuer dans les salars.


La journée consistera a rouler dans les salars, parfois inondés, parfois secs et a faire quelques pauses pour admirer le paysage.


Enfin, au milieu de nulle part, un petit hôtel de sel.

Les murs en sel, les lits en sel, les tables en sel, tout est en sel.

Une famille vit là, avec leur fils Kévin (Kébin)

Pour prendre une douche chaude vous devrez débourser 7 Bolivianos (70 centimes) car l’eau est précieuse aussi ici. Il n’y a que l’électricité de 19h à 21H, cela me rappel l’Amazonie.


Lendemain matin, réveil à 5h30, une longue journée nous attend.

J’hallucine vraiment sur la diversité des paysages vue dans la journée.

Désert, plaines, montagnes enneigée, sable, cailloux, herbes, lagunes.

C’est vraiment les paysages les plus fous que j’ai vu. On m’avait prévenu qu’au niveau des paysages, la Bolivie surpassait le Pérou. Je dois dire que c’est vrai. C’était vraiment dingue et fatiguant d’avoir les yeux écarquillés à chaque secondes.


Arrivée dans le désert, je fais 2 ou 3 photos, et je trouve prés de notre jeep, un appareil photo tout beau, tout neuf.

Mince, si cela se trouve , quelqu’un a perdu son appareil photo ici; Je demande à notre groupe si cette appareil leur appartient. Personne.

Nous sommes seul, pas d’autres jeeps à l’horizon.

Je décide de regarder les photos à l’intérieur pour identifier une personne quelconque que j’aurais pu apercevoir ces dernier jours. Carlos reconnait une fille colombienne sur les photos.

Nous décidons de les chercher au prochain arrêt ou il y aura des jeeps.


Pas besoin car quelques kilomètres plus loin, au milieu du désert, rien a gauche, rien a droite , nous voyons un 4x4 arriver en trombe. C’est eux, c’est sûr.


Je sors les bras et la tête par la fenêtre et agite les mains. Tout le monde fait de même en se marrant. Les Colombiens comprennent qu’on a récupéré leur appareil photos, et font de même, sortent la tête les bras et s’agitent dans tous les sens.

Visuellement c’était vraiment drôle de voir 2 jeeps au milieu du désert qui se rejoignaient à fond avec 6 dingues dans chaque voitures a agiter les bras en riant.

Arrivée a hauteur, personne ne descend. Je lance, par la fenêtre, l’appareil à un garçon mort de rire. Tout le monde rie, c’est bonne enfant.


Nous arrivons enfin a la laguna Colorado.

Une lagune très toxique pour l’humain mais apparemment pas pour les flamands roses qui se trémoussent sur le lagon.

C’est très jolie et très bizarre, on se croirait sur une palette de peinture d’un artiste prêt à mélanger ces couleurs. Du orange, du bleu, du vert, du jaune, du rouge, du beige, du noir. La lagune est vraiment bizarre.


Nous apprenons qu’une jeep a eu un accident… décidemment, j’ai un mauvais pressentiment, je ne sais pas pourquoi.

Nous voyons la jeep: le toit complètement défoncé, la tôle défoncée et pliée . La jeep s’est retournée. Les passagers sont sain et sauf à part une fille qui est blessée au dos.


Waouh ou.


Autant de dire que notre chauffeur roulait doucement après. Il n’y a pas de ceinture dans les jeeps, et les routes sont vraiment, vraiment, limite parfois, même avec un 4x4.


Le soir, autre ambiance, nous dormons dans un dortoir. Même système que la veille: électricité de 19h à 21h, Electricité générée par un générateur à essence. Je comprends pourquoi cela ne dure que seulement 2h.

La douche est chaude et gratuite, mais je ne suis pas sur que l’on puisse appeler cela une douche: un tuyau de plomberie relié à une bassine en hauteur. Pas la peine de penser à se laver les cheveux, déjà que pour se rincer au « filé » d’eau est difficile.

Ensuite diner avec du vin de Tarija », sans date. Je ne m’y connais pas trop en vin (puis je n‘aime pas le vin rouge), mais une bouteille non datée , c’est bizarre non. Bref, je goute parce que je suis polie mais ce n’est pas très bon.


Comme nous savons que, le lendemain, le levée se fera à 4H30, nous nous couchons relativement tôt . 21h.


Je m’endors avec un mal d’estomac. Je savais que ça allait mal tourner, je n’imaginais pas comment.


Suite sur Uyuni 2 et Hôpital d’Uyuni

 

 

 

Par héloïse Thomas
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 18:48

Potosi

 

Arrivée au Potosi.

De l’extérieur Potosi à l’air d’un vaste chantier.

Une ville qui ne donne pas vraiment envie de s’arrêter; mais en arrivant dans le centre , on découvre que la ville cache bien ces trésors.


J’aime cette ville , je m’y sens bien et pour la première fois, je rencontre des boliviens vraiment très sympathiques et avenants.

Ouf! Je commençais à désespérer;


Nous arrivons dans un terminal terrestre immense et neuf. Disproportionné par rapport à la ville. Je crois n’avoir jamais vu un terminal comme cela depuis que je voyage.

Nous décidons de ne pas prendre un taxi mais un micro bus pour rejoindre notre auberge de jeunesse dans le centre.

Tout commence très bien, le chauffeur est gentil et rigolo, la Mama qui est assise devant nous , nous sourie de toutes ces dents quand nous nous asseyons, et une petit fille avec un ballon de basket nous salue à son entrée dans le micro bus; D’ailleurs tous les passagers qui rentrent dans le bus, saluent d’un « Buenos Dias » les autres passagers déjà présent.


L’auberge est très mignonne et très propre. Le personnel accueillant. Nous déposons nos affaires, Frédéric et moi, et partons à la recherche d’un moyen de nous sustenter. (oui, j’ai réussi à placer ce verbe pas facile à placer). (promis la prochaine fois, j’essaierai simplement de ne pas faire de fautes d’orthographes).

Nous trouvons notre bonheur dans une pâtisserie restaurant. Ou la serveuse est un sourire sur pieds, vraiment adorable. Encore plus adorable quand on se rends compte qu’elle s’occupe seule du service , de la cuisine, de la caisse, du débarrassage des tables et de la vaisselle; Elle m’impressionne mais je lis sur son visage une certaine fatigue.


L’Après midi consistera à la visite de la ville, et de son marché.


Bien-sur l’intérêt de Potosi est de visiter les mines , pour comprendre les conditions terribles des mineurs qui y travaillent.

Les mineurs ne travaillant pas le dimanche, l’intérêt de la visite est nul. Nous décidons de repousser notre visite le lundi.


Cela nous laisse une journée OFF pour nous balader, reposer, laver nos affaires, ce qui pour cette dernière se révélera un parcours du combattant.


Un conseil , avant de donner vos vêtements à la laverie , compter les.

J’en ai donné 29, et récupéré 26. Bien sur, j’ai objecté votre honneur.

Au final après 2 jours de recherche j’ai récupéré un short (27), et une paire de chaussette qui m’avait couté un bras parce que anti ampoule (28). Il me manque donc quelque chose que je suis incapable d’identifier; tant pis!


Le deuxième matin, après avoir passé une nuit difficile à cause d’un ronfleur qui réveillerai un sourd, qui vois-je arriver, les yeux encore à demi clos.

Guillermo!!!!! Mon argentin préféré; Je suis contente de la voir Nous papotons, il me décrit le programme de sa journée, je lui décrit le mien: visite pour lui, glandouille pour moi.

Nous décidons quand même de diner ensemble le soir, et de visiter les mines ensemble le lendemain.


Le diner du soir est le plus cher que j’ai fait en Bolivie. Dimanche oblige, les restaurants sont fermés; sauf quelques restaurant luxueux; Nous en choisissons un. Entrée chic, serveur nœuds papillons, qui vous accompagne jusqu’à votre table. Et vous apporte avec élégance la carte des mets.

J’ai mangé une truite recouverte d’une délicieuse crème au basilic et citron , agrémentée de pommes au four et petits légumes; boisson :un coca; addition; 50 soles: soit 5 euros;


Le lendemain départ pour les mines: mines d’argents

J’appréhende un peu de rencontrer ces mineurs, qui ont une espérance de vie très faible.

Pour les creuseurs, 15 ans à partir de l’entrée dans la mine, pour les autres ils décèdent aux alentours de 45, 50 ans, de la silicose , une maladie pulmonaire grave. Sans compter les effondrements et accidents diverses qui arrivent lorsque l’on travaille dans une mine;

Nous ne parlerons pas des enfants qui y travaillent, soi disant il n’y en avait pas qui travaillait dans les mines que nous visitions mais en rencontrant certains mineurs (dans les deux sens du termes) et en leurs demandant leurs âges, ça tourne autour de 14, 15 ou 16 ans. Pour moi à cette âge là, on est encore un enfant. Mais bon pour eux enfants, c’est 7 ou 8 ans.


Avant d’aller dans les mines , arrêt obligatoire dans une petite pièce pour s’équiper: botte , pantalon, veste, casque, lampe frontale. Puis arrêt devant un petit marché pour faire des cadeaux aux mineurs que nous rencontrerons, les mineurs sont très pauvres. Ils ne gagnent que ce qu’ils trouvent comme pierre d’argent.

Ce que nous pouvons leur offrir est souvent des produits inaccessible car trop cher ou alors des produits qui les aident à oublier leurs conditions de travaille très difficiles: nous pouvons leurs acheter des cadeaux pour leurs enfants, des stylos, des cahiers, etc., et ensuite des produits d’hygiène tel que du dentifrice (très cher) ou des savons, shampoing etc. etc. et ensuite des produits beaucoup plus personnel: tel que des feuilles de coca, des boissons, de l’alcool à 96 degrés (oui, oui, vous avez bien lu)des friandises, des cigarettes sans nicotine, de la dynamite, etc. etc.;

Fred et moi optons pour dentifrice, alcool à 96 degrés, et feuille de coca; (pas de cigarette, déjà que leurs poumons sont dans un état lamentable) et pas de sucreries , leurs dents sont aussi dans un sale état;


Bref, entrée dans la mine.

A peine entrée nous entendons: GUARDA, GUARDA! Un petit chariot sur rail rempli de cailloux passe avec trois mineurs sur les côtés.

Première impression: il fait très sombre, merci la lampe frontale.

Le chemin sera parsemé d’obstacles, les plafonds se rétrécissant de plus en plus, parfois même nous poussant à ramper (claustrophobe s’abstenir)l’air se raréfié faisant places à divers produits toxiques. Difficile de respirer;

Heureusement notre guide, un local qui a travaillé dans les mines enfants et qui en est sortie grâce la volonté de ses parents et de son père surtout. Mineurs lui aussi, il ne voulait pas que son enfant vive la même vie que lui. Notre guide nous demandé régulièrement si tout allez bien:


Nous avions établi un code dés le début:  « Guarda »: attention la tête!

Guarda, guarda: le plafond est très bas, accroupissez vous

Guarda, guarda, guarda : rampez.


Nous arrivons devant une statuette décorée, avec cigarette dans la bouche, feuilles de coca à ses pieds.

Le diable ou plutôt « el tio » (l’oncle), personne ne dit le diable ici. Les mineurs honorent donc « el tio » pour les protéger dans les mines. Les mineurs quechua pensent que la terre et le ciel appartiennent au bien, et les entrailles de la terre appartiennent au diable. Pour demander au diable de les laisser travailler dans son antre , ils l’honorent à chaque entrée dans la mine, en lui offrant des feuilles de coca, un peu d’alcool, et une cigarette allumée. (si la cigarette se consume sans que la cendre ne tombe, alors tout se passera bien, si la cendre tombe des le début, il faut s’inquiéter.


Après une heure de marche , de « rampage » et de position incroyable pour passer dans des cavités vraiment très étroites, nous apercevons enfin des mineurs. C’est douloureux de les voir là. Travaillant la mine, creusant à la recherche du caillou qui pourra nourrir leur famille. Ils mâchent de la coca toute le journée, ils travaillent entre 10 et 15 heures sans manger; les feuilles de coca sont censées couper l’appétit. Je leur donne mes cadeaux. Je me sens gênée. Le mineur s’arrête de travailler, me regarde, prend mes cadeaux, ne dit rien, mâche ces feuilles de coca,

Il a l’air épuisé , les yeux rouge de fatigue. Il me montre quelques pierres qu’il a trouvé, je lui demande s’il a des enfants: 4 filles. La communication est difficile , il parle quechua et moi espagnole. Nous sommes gênée tous les deux, moi car j’ai l’impression de faire du voyeurisme, lui parce qu’il se sent observé par une tourisme dont il ne connait pas le monde.

Je préfère le laissé. Je lui dit au revoir,


Plus tard, nous croiserons d’autres mineurs , fatigués, eux aussi, des adolescents qui se faisaient discret. Et des mineurs en sueurs, épuisés, criant de force pour tirer un chariot sur des rails qui apparemment étaient élimés par le temps. Dur.

J’aimerai les aider mais avec mes muscles de poulet, je n’aurai pas pu faire grand-chose. D’ailleurs quand j‘ai demandé au guide si je pouvais, il m’a regardé dubitatif et s’est retourné vers des garçons. Bon d’accord , les filles ont beaucoup moins de muscles mais nous on a le courage et le mental, non????

Au final, aucun garçons n’a voulu se mouillé! Qu’Est-ce que je disais!!!!!

Bref, arrêtons se discours pseudo féministe à 2 francs.


A la sortie de la mine, nous assistons à diverses explosion de dynamite. Cela fait mal au oreilles et donne une petite pression sur le corps avec le souffle.

Nous rentrons à l’hôtel prendre une douche tellement nous sommes sales et partons diner une derrière fois avec Guillermo.


Comme cela fait presque 1 mois et demi que je mange que des patates (frites ou à l’eau) ou du riz, je décide d’innover et de demander de la purée

Au début, la réponse était négative, mais après moult négociations, le serveur finira par m’accorder cette faveur et je dégusta (c’est le mot), l’une des meilleures purée de ma vie. Bon peut être que j’exagère un peu, ça fait tellement longtemps que je ne mange que du riz et des frites, que n’importe quelle autre forme de préparation ou d’aliment satisferait mes papilles.


Nous disons au revoir à Guillermo, cette fois pour moi, c’est la dernière fois que je le vois. Je suis un peu triste, mais je sais que j’ai un toit ou dormir si je vais a Buenos aires. Pareil pour lui, s’ il vient en France, à Paris.

 

Le lendemain, bus pour Uyuni,

 

Par héloïse Thomas
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 01:58

SUCRE

Capitale constitutionnelle du pays, fondée en 1559. La cité blanche. Une ville très riche, trop riche à mon goût.

La ville la plus riche rencontrée depuis mon périple en Amérique du Sud. Je partais avec un léger apriori sur Sucre, apriori vérifié.


Ville de droite, ici plus qu’‘ailleurs, les indiens sont repoussés hors de la ville. Sucre bénéficie d’un climat doux toute l’année, il n’y a que le climat qui est doux, parce que ici, les gens sont pires qu’à La Paz.

Pas un bonjour , au revoir, rien.


Après 13h de bus de nuit.

Cela commence par l’arrivée dans une auberge repérée sur mon guide du routard. La réceptionniste nous informe qu’il est 8h30 et que le check in (l’entrée) est à 10h30 avec un ton de gardienne de porte de prison. Très bien, ça tombe bien , on a faim. Nous décidons donc d’aller petit déjeuner dans la ville.

Très jolie, huppée, blanche. Après avoir petit déjeuner, le petit dej’ le plus cher de l’histoire de la Bolivie, retour à l’auberge à 10h30.

La réceptionniste, nous regarde, dédaigne lever le bras pour prendre son livre de registre sur l’ étagère, l’ouvre , il est 10h35. Elle regarde, relève la tête et dit: « y’a plus de place, il ne reste que des chambres matrimoniales à 170 bolivianos ».

 

Une légère envie de me jeter sur elle me traversa l’esprit, mais je me ravisa, pris mon sac, et me pinçant les lèvres pour ne pas lui dire : « tu pouvais pas le dire plus tôt, morue ». Je part dans la rue, chercher avec Fred une autre auberge ou hôtel.


Quelques mètres plus loin, l’amigo hostel: titre avenant, non!!.

La réceptionniste, en pleine observation de Melrose place sud américain, semble plus avenante. Il reste de la place en dortoir.


La chambre est plus que sommaire, les lits ont 50 ans, j’appelle cela des lits saladiers. Obligation de dormir sur le dos. Les draps n’ont pas été lavé depuis l’année dernière, il y avait a boire et a manger sous mes draps, bref, pas terrible mais comme la réceptionniste à l’air sympa, on reste.


Ce qu’on avait pas vu , c’est la deuxième réceptionniste que nous appellerons : tyran, ou dictateur. Au choix.

Enfin avec moi, ça va, je ne sais pas ce que je lui ai fait, à part demander son prénom le premier jours, mais moi, je ne me suis jamais fait engueuler. Une chance.


Dans l’auberge pour le petit déjeuner inclus, pas le droit d’avoir du rab. Un malheureux suisse a eu la mauvaise idée de se lever avec sa mini coupelle de Barbie pour demander un tout petit peu plus de beurre. La réponse fut cinglante. Il est revenu s’assoir déconfit, halluciné par le ton de la réponse.

Un français décide d’aller voir le barbecue , au deuxième étage, et enguelade en bonne et du forme: « toi, tu es au dortoir, c’est ta place, tu y reste, tu ne monte pas, c’est la dernière fois que je te le dis!!

Oups, mon dieu, je n’ai pas connu l’armée, ça y ressemble je crois. Personne ne bronche quant elle est là, limite les gens chuchotent.


Dans le dortoirs, un suédois, un brésilien une italienne, et une hollandaise. Nous partageons nos repas dans la cuisine, en prenant bien soin de laver correctement les ustensiles de cuisines utilisées au risque de nous faire réveiller en pleine nuit par une réceptionniste en furie munie d’un fouet dans la main gauche et d’une louche à cuisine dans la main droite.

Mais comme je vous le dis plus haut, moi, ça va, pas eu de problème, je riais juste de constaté l’enfer que vivait certain….

Bien sur tout le monde s’amusait de la situation , une fois passée. Après tout on est en vacance, on peut rire de tout.

 

Donc Sucre, ces rues pavées chic, ses musées, ses magasins huppées agrémentés d’insignes parisien: chocolaterie paris, joaillerie paris, etc. etc.

Cette ville ne m’a pas plus, ni par ces habitants, ni par son ambiance.


J’ai quant même eu le droit, et je suis la seule, à une étreinte et un bisou sur la joue de la fameuse tyran (la femme qui dit toujours non) avant de partir.

Héhé, c’est pas la classe ça.

 

 

Départ pour Potosi

 

Par héloïse Thomas
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 18:05

LA BOLIVIE!!!!

 

Je pars de Puno vers la Paz.

La route est amusante/ 3H heures de routes, 1h d’arrêt pour les formalités à la frontière, puis obligation, pour tous, de passer la frontière (ligne imaginaire) à pied. Ensuite re-bus pendant 1h30 puis arrêt à Copacabana pour déjeuner 1h. Re re prise de bus (1h) pour arriver devant un petit port ou les bus sont priés de se diriger dans des bacs pour la traversée jusqu’à l’autre rive. Les passagers embarquent sur des radeaux à moteurs de fortunes.

Dernière prise de bus pour , enfin, arriver à La PAZ.


La Paz est la capitale administrative de la
Bolivie- bien que la Constitution mentionne Sucre comme véritable capitale. Située à une altitude de 3660m, c'est la capitale la plus élevée du monde. Le sommet du Nevado Illimani, qui culmine à plus de 6000m de haut, surplombe la ville.

A première vue, LA Paz est une grande capitale, bruyante, polluée, distante, mais en se baladant dans le vieux La Paz, et dans ses petites rues pavés, on peut essayer d’apprécier la ville.

Je ne devais rester que 3 jours à La Paz, je suis restée 6 jours.


J’ai d’abord trouvé une superbe auberge un peu excentrée, à 4 euros la nuit en dortoir, très propres. Le personnel très sympa, avec tout a disposition pour être bien, comme un jacuzzi (oui, moi aussi, au début j’ai crû rêver), un bar restaurant, un billard, une table de Ping pong, internet gratuit, service de laverie, etc. etc. etc.

Je m’y suis sentie bien donc je suis restée.


J’ai donc passé mes 6 jours à visiter la ville de haut en bas (mes mollets s’en souviennent encore), à déambuler dans les innombrables marchés qui s’étalent véritablement sur plusieurs kilomètres.

Ceux qui me connaissent, savent que j’adore les marchés. Et bien, messieurs, dames, j’ai été servi.
Il m’a fallu 3h30 pour finir le marché « Est » de la ville!!!!


Des rues entières sont bloquées pour le marché du samedi matin, que dis-je, la ville entière est un marché géant ou les odeurs titillent vos narines à chaque pas, et les couleurs ravissent vos pupilles.

Les femmes assissent à même le sol vendent les produits de leurs labeurs. Je n’ai pas résisté à l’appel du kilo d’abricots à 50 centimes , ni aux raisins bien charnus d’ailleurs.

Sur la petite place de l’église San Francisco, des cireurs de chaussures cagoulés, assis au centre de la place, interpellent les passants aux chaussures en cuirs. Un homme, micro en main, prêche la bonne parole, des enfants hilares courent après une balle en plastique minuscule et imaginent des buts imaginaires. Des amoureux transits attendent leur dulcinée observant impatiemment les secondes qui s’égrènent sur leur montre plus grosse que leur poignet. Des artistes, guitare en mains, espèrent amasser quelques centimes d’encouragement pour leur musique et des femmes, englouties derrière leurs stands de sandwichs et hotdogs, interpellent les passants, en leurs jurant que leurs mets sont les meilleurs. Telle est l’ambiance de la place de l’église , le point de départ des rues pentues, aux marchés artisanales.


J’aime l’ambiance.


Les gens??? Hum, on va dire que j’ai fait de belles rencontres, comme de désagréables.

La Bolivie est définitivement le pays le moins touristique que j’ai visité. Mais pour certains Boliviens, j’ai l’impression que le tourisme est une agression, voire une pollution.

Divers voyageurs rencontrés au Pérou m’avait prévenu, mais positive , j’avais décidé que ça ne devait être que des exceptions…


Exemple et contre exemple:

Je me balade dans les petites rues de La PAZ, bordées par de petits magasins artisanales. Je décide de m’arrêter dans un petit préau regroupant plusieurs « Mama » , vendant des tissus, des bijoux, de l’artisanats. Quand soudain, la grêle arriva et paralysa toute la rue.

Panique à bord! en quelques secondes, les rues sont devenues de véritables torrents, des gens paniqués tentent de s’abriter par tout les moyens, les marchandes écopent avec balais , seaux et tout ce qu’elles trouvent sous leurs mains. Je me retrouve coincée sous le préau, avec ces 4 mamas qui me regardent. Je leurs sourie, m’assoie à même le sol, et leurs propose de partager mes divers achats fait au marché auparavant. Elles m’ont regardé comme si j’avais dit une bêtise, ont éclaté de rire, m’ont proposé un siège (ou plutôt m’ont obligé à m’asseoir sur un siège), et nous avons mangé mes amandes, raisins, et abricots en attendant que la pluie cesse.

A chaque fois que je leurs demandais si elles voulaient encore des mes mets, elles me regardaient étonné, refusaient poliment et finissaient par prendre un peu d’amandes. On papote un peu, la pluie s’arrête, les magasins peuvent rouvrir, je les salue et continue ma route. Elles me saluent à leur tour, tout sourire.

Expérience numéro 2:

Bonne française, je décide d’acheter du Fromage. Qui dit fromage, dit pain!

Je cherche donc une boulangerie et en trouve une multitude aux abords d’une route.

Je patiente dans la queue quand arrive mon tour.
 Je dis « bonjour » comme ma maman m’a appris. Je sourie de toutes mes dents (appareillées, certes ça n’aide pas) et commande 3 petits pains.

Elle ne m’a ni regardé, ni écouté, ni même fait sentir que ma présence lui importé. Elle est tout simplement passée à la personne suivante.

Je me dis: «bon, elle n’aime pas les étrangers, c’est son droit ».

Je passe à la boulangère d’à côté, qui à peine arrivée, me dit: « no gringo » en faisant un mouvement méprisant de la main. Là, autant dire que je suis un tout petit peu énervée par le mépris, mais au moins elle m’a adressé la parole.

Une troisième? Oui, bien sur, j’arrive devant elle, il n’y a personne à part nous et ses sacs à pain qui nous séparent.

Je crois n’avoir jamais vécu l’ignorance comme cela. L’ignorance de ma propre existence, je veux dire.
Cela fait bizarre. Même dans son champs de vision, je n’existais pas.
Je ne me démonte pas, je reste devant elle. J’attends, poliment.
 

Une personne arrive, elle l’a sert. Moi toujours pas. Finalement gênée par ma présence, elle referme son sac, et part discuter avec un marchant du coin.

Je suis repartie dans un état, on va dire « parisien » . Je pense que, quand on voyage, on a une philosophie plus zen, plus soft. On se retrouve dans des situations pas possibles, mais on garde toujours un self control et une zeniude qui ferait pâlir le « dalaî lama » .

Parce que, bon! Que tu ne souhaite pas servir un gringo, d’accord,…. tant pis pour nous…. mais l’ignorance????

On me fait cela à Paris, et je vous jure que la personne en fasse aurait fini par me regarder et me servir. Je ne serais pas partie bredouille.

Bref, ce n’était qu’une anecdote désagréable parmi tant d’autre. Je ne me suis jamais fait autant envoyer "paitre" qu’à La Paz..


 

La Paz reste une ville culturelle même si certains de ces habitants ont décidé de se fermés à l’éclectisme, à s’ouvrir aux autres cultures.

Parmi les divers musées, je retiendrai le musée des instruments de musiques qui regorge de milliers d’instruments du monde entier. Un bonheur pour les yeux et pour les oreilles.

Une des salles les plus intéressantes est la salle des inventeurs d’instruments, où l’imagination débordante de certains inventeurs a fait des ravages dans la création d’instruments, insolites, parfois hilarant, parfois pleins de poésie.


Je dois aussi parler des rencontres faites dans mon auberge: 2 argentins (Guillermo et Ruben) et un japonais (Seiya).

Seiya ne parle pas un mot d’espagnol

Ruben pas un mot d’anglais

Guillermo parle spanglish comme moi (espagnole et anglais)


 

Je ne vous raconte pas les soirée au resto avec les trois.

Guillermo et moi tentions de traduire des deux côtés.

Forcement, par moment, un langage de sourd s’engageait:

« Quoi? Qu’est-ce qu’il a dit? »

« Qu’est-ce que tu as dit? »

« Moi? Rien, j’ai rien dit? »

« Ah bon, mais lui dit que tu as dit quelque chose! »

« Oui c’est vrai , lui il a dit que tu avais dit quelque chose mais moi je n’ai pas entendu si tu l’avais dit ou pas! »

« Mais j’ai rien dit. »

« Ah bon, bon bah il a rien dit… »

« Qu’est-ce qui dit??? »

Etc. etc.

 

Bref, j’ai bien rigolé. J’avais l’impression que mon cerveau allait exploser par instant, mais malgré quelques problèmes de communication , nous nous sommes bien amusés.

 

En fait, le plus dur, c’est qu’il arrive un moment, quand on rencontre des étrangers où l’on parle de politique , de société, etc. etc,

Et là , ça devient compliqué, avec peu de mots, de faire passer une idée, où une réalité sur son pays.

Le 4éme jour , Fréderic , rencontré à Huaraz, au Pérou, arrive à La Paz.

C’est marrant de se revoir. Nous décidons de continuer notre périple ensemble, car il est assez semblable.

Le lendemain nous visitons Tiahuanaco, le fameux site à quelques kilomètres de La Paz.

Symbole de la civilisation de Tiwanaku, qui précéda les Incas, les ruines sont situées à 70 km de La Paz. L’ensemble est inscrit au patrimoine mondial par l’Unesco. Le site recèle bien des mystères a commencer par la célèbre porte du soleil, l’extraordinaire rectitude des murs du temple de kalasasaya, le temple semi-souterrain et les statues. Des ruines passionnantes.

Je croise Ruben qui est très malade. C’est la dernière fois que nous nous voyons. La guide Lydia, est très sympa, et parle plusieurs langues très bien.

Dans le groupe, nous rencontrons une famille de français, avec 3 petites filles. Ils m’ont bluffé.

Ils font le tour des Amériques, en camping car, avec leurs enfants. Une seule, d’entre elles, est scolarisée donc reçoit des cours par courrier. Ils sont partie depuis 8 mois en commençant par Washington , aux Etats Unis, et voyagent un an en tout.

Vive l’année sabbatique.

C’est très courageux mais le système français leur permettra de retrouver leur place dans leur entreprise après un an de voyage.

Retour à La Paz, et préparation du sac à dos car demain départ pour Sucre.

Par héloïse Thomas
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  • : 1 sac à dos, 1 appareil photo, mon guide du routard, et mes billets d'avions pour le Pérou et la Bolivie. 2 mois de Périple pour raconter ces 2 pays, mes rencontres , mes coups de foudres, mes coups de blues, mes coups d'amour pour ce qui sera, j'espére, un voyage inoubliable.
  • : 03/01/2010
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